Début du XVIe siècle

 

tapisserie de Maximilien vers 1530 2tapisserie de Maximilien vers 1530 1Le haut-de-chausses est une mode qui s'est particulièrement développée dans l'espace germanique.

A son commencement, il ne se différenciait du bas-de-chausses que par la couleur ou la présence des crevés (petites entailles parallèles qui laissent entrevoir l'étoffe blanche) :

Les bas-de-chausses tenaient alors avec des jarretières :

 

 

 

Charles QuintLe haut-de-chausses pouvaient également être composé de petits bourrelets superposés (eux-aussi décorés de crevés).

Exemples ci contre avec le portrait de Charles Quint et ci-dessous :

 

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 Saie d' Anne de Montmorency vers 1530Dans le premier quart du XVIe siècle, le haut-de-chausses n'est pas un vêtement porté couramment. Si la noblesse l'a adopté, son port ne s'est pas encore généralisé.

Sous François Ier, les balbutiements de ce type de haut-de-chausses sont notament contrebalancés par les plis de la saie, sorte de tunique qui descend au-dessus des genoux.

 

 

 

  

C'est une mode qui vient des paletots (ou jaquettes) que les hommes portaient sous Louis XII :

Paletots Louis XII et François Ier

La saie se présente comme une tunique composée d'une jupe à tuyaux. Elle est généralement ouverte sur la poitrine, formant une sorte de "v" ou de "u" qui descend jusqu'à la ceinture.

Elle cache par ses plis tuyautés, les chausses que les hommes portent en dessous. En revanche, elle laisse découvrir la proéminente braguette qui caractérise cette époque.

Les saies dans les portraits de Dinteville et Henri VIII

 François Ier par Clouet

On retrouve la saie sur le fameux portrait de François Ier peint par Clouet vers 1527. Entre la chamarre et le pourpoint chatoyants du monarque, elle apparaît difficilement au premier coup d'oeil du spectateur :

On peut la voir reconstituée sur le montage que j'ai présenté sur un autre blog.