04 juillet 2011

Collerette et collet monté


A la suite du jeu concours réalisé au mois d’avril sur le film La princesse de Montpensier, je propose aujourd’hui une présentation de la mode à travers une succession d’images retouchées. Il s’agit de montrer à travers la même photo (celle représentant la princesse de Montpensier incarnée par Mélanie Thierry) l’évolution de la collerette et du collet monté dans la France du XVIe siècle. La première image commence aux années 1550, époque où la collerette commence se développe, aux années 1630, époque où le col se rabat sur les épaules.


Il est important de noter que pour mettre en valeur la continuité des formes, je me suis efforcé de donner une présentation extrêmement simplifiée. En aucun cas, il ne s'agit d'une représentation exhaustive. Vous remarquerez notamment qu’en privilégiant la forme du décolleté, la fraise (collerette fermée) en est totalement absente.  

Les années 1550 :

années 1550 

Les années 1560 :

années 1560

Les années 1570 :

années 1570

Les années 1580 :

années 1580

Les années 1590 :

années 1590

Les années 1600 :

années 1600

Les années 1610 :

années 1610

Les années 1620 :

années 1620

 http://img715.imageshack.us/img715/3703/collerette.jpg

Collerette

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07 août 2011

Chapeaux masculins 1550-1600 . Europe

 


Groupe d'hollandais années 1550

Pour compléter un précédent article sur le chapeau français de la seconde moitié du XVIe siècle, voici un relevé de couvre-chefs européens pour la même période. Les images sont prélevées de peintures, dessins et gravures principalement anglais et néerlandais.

L'image ci-contre présente un groupe d'hommes portant majoritairement la toque. Seul un homme se distingue par un chapeau conique haut-de-forme (à droite du tableau). Nous sommes dans les années 1550 environ.

William Cecil presiding over the Court of Wards and LiveriesUne quarantaine d'années plus tard, le même chapeau conique semble s'être généralisé. Sur l'image de droite, la quasi totalité des hommes de ce conseil anglais en possède un. A l'exception de deux d'entre eux qui le portent sur la tête, ils les ont posés sur la table.

 

 

 

 

 

 

 

 Les années 1570

 

 

toque des années 1560-1570

 

 

années 1570 1

années 1570 2

 

 

Les années 1580

 

années 1580

années 1580 2

années 1580 3

années 1580 4

 

Les années 1590

 

années 1590

années 1590 4Groupe d'hollandais en 1599Chapeau avec rebord ou visière années 1580-1590

 Chapeau conique avec large rebord 1580-1590

 

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25 septembre 2011

Quelques images d'un travail en cours !


Bonjour à tous. Comme je n'ai pas posté d'article depuis bien longtemps, j'aimerais vous présenter quelques images du projet sur lequel je suis en train de travailler. Il s'agit d'un montage vidéo qui présentera l'évolution de la mode de 1550 à 1600.  J'y travaille chaque jour depuis un mois. En voici quelques images : 

 

Vers 1550Vers 1570

Vers 1580Vers 1595

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont des images qui ne sont pas encore tout à fait terminées. Ci-dessous, en voici d'autres pour lesquelles il y a encore de gros travaux à faire :

ébauches

J'espère avoir fini ce travail, au mieux, dans un mois. A bientôt.

Article modifié en janvier 2012 pour mettre à jour les images.

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03 novembre 2011

Quelques images d'un travail en cours ! (2)


Plus d'un mois est passé et je n'ai toujours pas terminé mon ouvrage. Malgré le temps que j'y passe, je suis bien forcé de reconnaître que je suis encore loin de l'avoir fini. Bien que le plus gros soit fait, il me faudrait encore un mois supplémentaire.

Cela s'explique notamment par le fait que j'ai rallongé le champ chronologique de mon projet. J'ai décidé de le terminer en 1610.

Comme la fois dernière, je vous propose plusieurs images (que je dois encore retoucher pour supprimer quelques imperfections)..

Femme 1560Femme1585

Femme 1600femme_1610

 Article modifié en décembre 2011 pour mettre à jour les images.

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04 décembre 2011

Première partie du montage vidéo


Ayé, je vous livre la première partie du montage photo-vidéo sur lequel je travaille depuis quelques mois. Il concerne uniquement les décennies 1550, 1560 et 1570. Les trois suivantes viendront ultérieurement (à savoir les décennies 1580 à 1600).

Evidemment, j'attends beaucoup de vos remarques. La vidéo est fort critiquable. Elle ne dure que 45 secondes et force est de constater que je ne suis pas un expert en montage-vidéo. Comme j'utilise le logiciel le plus basique, les effets sont assez limités. Vos critiques seront donc la bienvenue. Elles me permettront de corriger la vidéo au moment où j'intégrerai les images des trois décennies suivantes. Si vous trouvez que les images ne vont pas à la bonne vitesse, que les légendes sont insuffisantes, etc..., laissez moi un commentaire.

Vidéo supprimée le 22 janvier 2012

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22 janvier 2012

La mode de 1550 à 1610


Je suis heureux de vous livrer enfin le résultat du travail sur lequel je suis depuis septembre 2011.

Il s'agit d'une vidéo présentant une évolution de la mode depuis le milieu du XVIe siècle jusqu'à la première décennie du XVIIe. Elle couvre toute la période des guerres de religion depuis le règne de Henri II à celui de Henri IV.

Elle est exclusivement consacrée à la mode de la cour de France et plus particulièrement à la mode du décolleté (qui en est d'ailleurs l'une de ses caractéristiques).

Même si je me défends et m'interdis d'admirer un mode de vie ancestral qui n'est pas le mien, je dois reconnaître qu'à travers cette vidéo je ne suis pas sans chercher à faire revivre le souvenir des dames illustres de cette époque ; Catherine de Médicis, Marguerite de Valois, Louise de Lorraine, Gabrielle d'Estrées et Marie de Médicis ont tenu une cour de dames et de demoiselles qui n'avait pas d'égal.

Mon travail a été conduit par plusieurs principes :

- respecter la mode à un instant donné avec autant de précision qu'il est possible. La mode est présentée par année. Les métamorphoses interviennent principalement sur la coiffure et la collerette. Le reste du costume, robe, manches et accessoires (couvre-chef, collier, etc.. ) sont modifiés par tranche d'années en vertu de limites chronologiques qui n'ont rien d'immuable. Je ne propose de fixer des clichés que sur la coiffure et la collerette. Les accessoires apparaissent et disparaissent independemment d'une quelconque mode annuelle. Par exemple, si j'ai présenté la jeune femme de l'année 1570 en train de porter une toque haute, j'aurais très bien pu utiliser cette même toque pour l'année 1575.

- donner un maximum de fluidité à la vidéo. Dans un souci de clarté, je devais créer une suite logique d'images qui évitât autant que possible les ruptures visuelles. Pour cette raison, j'ai du faire un choix arbitraire entre la fraise et le décolleté (exit donc la fraise).

Je reviendrai prochainement pour expliquer les images de la vidéo. Des difficultés propres au manque de documentation et à la diversité de la mode m'ont amené à faire des choix qui méritent d'être justifiés. Je le ferai dans un prochain article.

Je prévois également de donner une suite à ce travail. Je compte, par exemple, donner une version "fraisée" de la vidéo. En principe, ça ne devrait pas être trop long à réaliser, si je ne fais que reprendre les costumes du présent montage. Quant à faire une présentation de la mode qui aille de 1610 à 1670, cela me semble être dans la logique de mon projet, mais je ne pense pas m'y mettre avant 2013.

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05 février 2012

Explication de la vidéo - robe et manches


Le montage est réalisé à partir de portraits d'époque. Le résultat est donc tributaire de la documentation et de la qualité des images. Si la robe du modèle passe du rouge au noir pour les années 1580 et 1590, c'est parce que je n'avais pas d'autres images convenables à ma disposition.

Par ailleurs, le portrait en pied faisant terriblement défaut en France au XVIe siècle, j'ai dû me rabattre sur des portraits étrangers, anglais principalement.

Ci-dessous, les principaux portraits en pied ou à mi-jambe utilisés dans le montage :

Giovanni Battista Moroni Steven Van Der Meulen Anonyme français George Gower Anonyme français

Pour respecter au maximum les particularités de la mode française, je devais prendre soin de gommer sur ces portraits, les tendances étrangères. Exemple avec le modèle des années 1560 ; utilisant un portrait de la reine Elizabeth, je devais effacer la disposition des cottoires qui se présentent traditionnellement en lacet dans la mode anglaise.

Ci-dessous, le portrait du modèle français et celui de la reine Elizabeth : deux façons distinctes de porter les cottoires.

Colliers français et colliers anglais

cottoiresPortraits de dames anglaises avec les cottoires en lacet :

colliers en lacet

A défaut d'images, mon travail consistait à fusionner deux ou trois portraits ensemble. Dans le modèle des années 1590, j'avais à ma disposition un très beau portrait d'une veuve anonyme française. Pour la rendre moins austère (et plus à la mode), j'ai appliqué sur celui-ci, les crevés et le collier qu'on aperçoit dans un portrait de la même époque représentant Gabrielle d'Estrées (ci-dessous).

Montage pour le modèle 1590

Pour le portrait des années 1600, il fallait appliquer à un portrait de la reine Marie de Médicis, l'image d'un vertugadin en tambour, caractéristique de cette époque (ci-dessous).

Montage pour le modèle 1600

Femme 1580Du coté des manches, la diversité des formes me contraignait à faire des choix. J'optai pour les tendances les plus couramment représentées dans l'art du portrait. Exemple pour le modèle des années 1580, je choisissais de lui mettre des manches bouillonnées, telles qu'on les rencontre dans les portraits gravés du début de la décennie (ci-dessous). 

 Manches bouillonnées des années 1580

Définir la forme des robes présentait moins de difficultés. Il s'agissait de présenter les trois types successifs de vertugadin : le vertugadin en cône, le vertugadin en bourrelet et le vertugadin en tambour (ou en plateau)(ci-dessous).

Les 3 types de vertugadin

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25 février 2012

Explication de la vidéo - coiffure et collerette


Les sourcesA travers la vidéo, je m'étais donné le but de faire une présentation quasi annuelle de l'évolution de la coiffure et de la collerette. Pour y parvenir, notre époque a la chance de posséder une très grande quantité de portraits de cour, en particulier de dessins. Clouet, Quesnel, Dumonstier et les autres, constituent une source primordiale pour tenter de reconstituer la mode.

Le problème est qu'un grand nombre de ces portraits ne sont pas datés. Si, parfois, on parvient à les situer dans le temps à une année près - par comparaison et déduction - pour d'autres, c'est beaucoup plus vague. C'est ce qui explique que j'ai hésité à mettre sur la vidéo un décompte des années. Autant le reconnaître, c'est parfois très aléatoire.

datationC'est le cas des années 1550 (ci-dessous). Malgré le corpus de portraits existants, faute de portraits datés, je ne suis pas parvenu à replacer la mode dans le temps. On devine son évolution mais on ne parvient pas à la dater avec précision (à supposer que la mode se date à l'année près). A ce propos, je dois reconnaître que si je fais commencer la vidéo à l'année 1550, l'apparition de la guimpe telle qu'on la voit fleurir sur les épaules de la jeune femme, se retrouve sur les portraits dès les années 1540.

La difficulté de créer une suite logique tient aussi de la diversité et la fluctuation des façons. Entre le décolleté, le col fermé et ouvert, le ruché et le col rabattu, il faut faire un choix.

années 1550

Les années 1560 et 1570 (ci-dessous) présentaient moins de difficultés de reconstitution. La mode de la coiffure et de la collerette peut quasiment se saisir à l'année près.

années 1560

années 1570

Pour les années 1580 (ci-dessous), je me suis retrouvé de nouveau mis en difficulté par l'absence de portraits datés. Et surtout, les portraits en décolleté se font plus rares. La reconstitution de son évolution sur la vidéo est donc totalement hypothétique.

années 1580

Portrait daté de 1587Par ailleursvers 1587-1590, on distingue à la fin des années 1580 une rupture dans le montage qui n'a rien de naturel. Cela s'explique qu'à partir de cette période, on a sur les portraits le retour en force des fraises avec des godrons de formes volumineuses, carrées ou rondes (ci-contre), tendance qui s'ajoute aux modes précédentes sans les remplacer complètement.

De fait, pour les années 1590, la difficulté tenait de la diversité des formes, avec le passage d'une collerette godronnée à un collet monté. En revanche, la coiffure peut être reconstituée avec plus de précision.

années 1590

Pour les années 1600, faute de portraits datés, la présentation de la mode du collet monté est également hypothétique. On constate qu'en dix ans, elle a tendance à s'agrandir et à s'élever haut derrière la tête.

années 1600

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18 avril 2012

Les adieux à la reine


Affiche du filmCe mois-ci est sorti au cinéma un film original sur la cour de Marie-Antoinette, Les adieux à la reine (de Benoît Jacquot). Je m'écarte un peu de l'époque habituellement traitée sur ce blog pour parler de ce film qui présente l'intérêt de traiter l'Histoire sous une forme nouvelle.

Son originalité est qu'il présente les évènements du 14 Juillet du point de vue des domestiques et qu'il est filmé de façon réaliste, quasiment à la manière d'un documentaire. Il évite la faute grave que commettent beaucoup de films « historiques » qui cherche à expliquer au spectateur le contexte en lui faisant bêtement un cours d'Histoire. Ce n'est pas le cas ici. On a presque envie de dire « Enfin un film d'Histoire crédible! ». Je dis bien « presque »...

Presque, parce que le film est l'adaptation d'un roman (ce dont je ne parlerai pas ici) mais surtout parce que le costume n'a pas été traité avec sérieux. Si le costume est essentiel pour rendre un film historique crédible, ici, l'aspect des vêtements gâche cette crédibilité. La mode de l'époque n'a pas été respectée.

Kirsten DunstSymbole clinquant de ce décalage, Marie-Antoinette (jouée par Diane Kruger) apparaît avec une haute perruque de coloration blonde platine, laissant une impression qui n'est pas sans rappeler le glamour de Marylin Monroe ou les coiffures de Kirsten Dunst dans la Marie-Antoinette de Sofia Coppola (image de droite). On est là dans une représentation de la reine qui répond aux critères de la mode de notre siècle mais pas à ceux des Lumières.

Ce qui était pardonnable au film de Coppola, l'est beaucoup moins pour Les adieux à la reine. Le film de Coppola assumait son caractère décalé et anachronique. Le coté rose bonbon des costumes participait au style « branché » du film. En revanche, pour les adieux de la reine, on est dans un registre qui se veut plus crédible. Le film s'illustre par le réalisme de la mise en scène et des dialogues, c'est regrettable que le costume n'aille pas dans le même sens. Le choix des costumes casse toute l'originalité du film.

Il y avait pourtant mille façons de coiffer la reine...

Marie-Antoinette années 1780

Portraits vers 1790

Essai de coiffure (à droite)

Le choix des costumes des adieux de la reine est d'autant plus regrettable que le scénario du film porte plusieurs fois l'attention du spectateur sur l'habit vert de Gabrielle de Polignac (jouée par Virginie Ledoyen). L'histoire aurait gagné en crédibilité si cette robe avait été accordée avec la mode de l'époque...

Retouche rapide sur le costume


Jane SeymourLes adieux à la reine souffre immanquablement de la comparaison avec La Révolution française (1989) film qui traitait également des évènements de l'été 1789 (quoique de manière plus furtive). Jane Seymour y incarnait une Marie-Antoinette formidable (peut-être la meilleure dans ce rôle ?), aidée par des costumes beaucoup plus respectueux de la mode. La Révolution française est ce genre de film historique qui prouve que le cinéma peut respecter la mode désuète d'une époque sans pour autant paraître ridicule.

Le rapprochement des deux films ne peut être évité. Les adieux à la reine est inspiré de La Révolution française ; la scène principale où Diane Kruger (Marie-Antoinette) serre contre elle Virginie Ledoyen (Polignac) n'est que la reprise de la scène où Jane Seymour enserre dans ses bras Gabrielle Lazure incarnant la princesse de Lamballe (ci dessous à gauche).

La révolution française (1989)Les adieux à la reine (2012)

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17 juin 2012

La fraise à la confusion (XVIIe siècle)


Au XVIIe siècle, deux modes de fraise se font concurrence. Il y a d'un côté la fraise classique à godrons, principalement portée dans les pays sous influence espagnole et de l'autre, la fraise à la confusion présentant plusieurs rangs de plis superposés et enchevêtrés les uns dans les autres, et qui est principalement portée dans les pays d'Europe du Nord.

Selon les goûts et les modes, la fraise à la confusion a adopté des formes différentes ; la galerie de portraits placée ci-dessous, présente les grandes phrases de sa transformation : réduction du diamètre, multiplication des plis, élargissement du diamètre et affaissement sur les épaules.

Evolution de la fraise à la confusion

A la mode dès les années 1580, ce type de fraise semble s'imposer au XVIIe siècle, en particulier dans les années 1620, période pendant laquelle elle apparaît sur un grand nombre de portraits. Elle finit par disparaître, du moins pour la France, après 1630.

Ci-dessous, la fraise à la confusion au summum de son succès (portrait d'un Hollandais vers 1627) :

1627 par Jan Anthonisz Van Ravesteyn

 

Les années 1600

En France

 

Portrait d'un magistrat françaisAu commencement du siècle, la fraise à la confusion se caractérise par son étroitesse. La forme qu'elle présente constitue l'achèvement d'une tendance qui depuis les années 1580 rétrécissait sa circonférence.

Elle se différencie également des modes précédentes par ses enchevêtrements de plis de plus en plus épais et denses.

La mode étant un phénomène constamment en mouvement, la fraise devait évoluer dans le sens contraire de la tendance précédente ; avant 1600, elle se réduisait, après 1610, elle s'élargit (on remarque ce même processus de réduction puis d'agrandissement, avec la mode du col rabattu entre 1630 et 1660).

Portraits d'Henri IV

années 1610

 

Les années 1610

 En France

 

Louis XIII vers 1616Dans le courant des années 1610, la fraise à la confusion continue de s'élargir et de s'épaissir. Elle forme désormais à la base de la tête un bloc compact qui semble la maintenir solidement.

A la fraise montée sur armature, succède une fraise directement posée sur le toit des épaules.

C'est l'époque de la régence de la reine Marie de Médicis. La mode française n'est pas encore tout à fait libérée de l'influence espagnole ; concurremment à la fraise à la confusion, la fraise à godrons se rencontre encore beaucoup sur les portraits (un article lui sera un jour consacrée).

Portraits français vers 1610-1612

Groupe de personnages français des années 1610

 

Les années 1620

En France

Le roi

La fraise poursuit son affaissement sur le toit des épaules. Ses plis retombent toujours plus loin vers le bas.

Dans la seconde moitié de la décennie, ils forment comme un cône sur lequel serait plantée la tête. Cette forme connaît un grand succès dans la seconde moitié des années 1620.

Après 1630, cette mode s'étiole et s'éteint. La fraise à la confusion disparaît alors complètement des portraits français.

 

Dessins Dumonstier

 

 

 

 

Louis XIII

Portraits français années 1620


NB : Cet article est la reprise d'un article publié le 1er novembre 2008 (et supprimé)

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