Canalblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le costume historique
13 mai 2008

A) Evolution détaillée de la fraise (pour homme)

Evolution générale de la fraise (homme)Tableau synoptique de l'évolution de la fraise dans la mode masculine de 1550 à 1600.

 

 

Les origines

La fraise est née du ruché du bord de la chemise (ruché = ce qui est froncé).

Le ruche du col de la chemise vers 1515

Le ruche du col de la chemise vers 1530

 

le_ruche_vers_1547

Le ruché de la chemise se développe dans le courant des années 1530 et 1540.

Il devient particulièrement important dans le courant des années 1550. Mais les plis restent très petits. Il est donc très délicat pour les peintres de l'époque de les représenter sur les portraits. Certaines images sont donc à prendre avec prudence.

 

 

 

 

ruche des années 1550

ruche des années vers 1555En 1555, le ruché déborde largement du col. Mais il reste encore librement froncé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fraise godronnee en 1558Ce serait à la fin des années 1550 que les fraises godronnées auraient fait leur apparition. Selon F. Boucher, les premières sont fabriquées en Europe du Nord. Mais très vite, elles se répandent dans toute l'Europe occidentale.

En voici un exemple avec le portrait d'un homme fait en 1558. Par l'emploi d'un fer et de l'amidon (colle), les plis de la fraise commencent à adopter une forme ovoïde bien régulière.

 

 

 

Les années 1560

 

 En France

Fraise évolutiondfr

De manière générale, on trouve sur les portraits des années 1560, deux types de collerettes, la collerette ouverte qui a les deux pointes écartées et la collerette fermée qui a les deux pointes qui se rejoignent sous le menton. C'est cette dernière qui va donner naissance à la fraise.

Plusieurs évolutions se remarquent sur les portraits. Premièrement, la collerette ouverte tend à s'effacer face à la collerette fermée. Comme l'épanouissement d'une fleur, elle s'échappe de l'encolure, s'ouvre et s'étend sur les côtés puis disparaît des portraits masculins dans la seconde moitié de la décennie.

Deuxième évolution importante, les godrons s'agrandissent : ils prennent de la hauteur. A une ou deux années près, on peut presque suivre leur évolution sur les portraits.

Portraits des princes de FranceDe 1560 à 1565

Portraits du début des années 1560

Portraits français vers 1565Vers 1565

 

 

 

 

Portraits vers 1566-1568De 1565 à 1570

Portraits de la fin des années 1560

 

En Italie

Portraits italiens vers 1560 à 1565

Portraits italiens vers 1565 à 1567

 

En Europe du Nord

Sur les portraits d'Europe du Nord (Pays-Bas et Angleterre), la collerette a tendance à rester plus longtemps ouverte. Elle se rencontre encore sous cette forme dans la seconde moitié de la décennie (ce qui est moins le cas des portraits français et italiens).

Portraits des Pays-Bas vers 1564-1567

Portraits du Nord de 1566 à 1568

 

 

 

 

 

En Angleterre

Godrons superposés dans la collerette anglaise

La collerette anglaise présente plusieurs particularités. La plus importante est qu'elle présente parfois deux rangées de godrons superposés (image ci-contre et première rangée de portraits ci-dessous).

Par ailleurs, les godrons apparaissent sur les portraits sous une forme ovoïde importante, et ce, dès la fin des années 1550. Autre caractéristique de la mode anglaise, leur rebord sont souvent brodés (du moins, davantage que sur les portraits français).

Portraits anglais de 1559 à 1565 environ

 

 

 

 

 

Portraits anglais de 1562 à 1565

Portraits anglais de 1566 à 1570 environ

 

Commentaires
E
Me parece extraordinario tu trabajo. maravilloso blog. Suerte
Répondre
G
Bonjour,<br /> <br /> <br /> <br /> Quelques petites corrections couture/sémantique s'imposent :<br /> <br /> <br /> <br /> ¤ (ruché = ce qui est froncé) : non ; froncer consiste à passer un fil au point de devant parallèlement au bord du tissu et à tirer ensuite sur le fil.<br /> <br /> un ruché (contraction de "plissé en ruche") consiste à créer des plis de largeur égale en inversant le sens du pli, un pli sur deux ; le bord opposé au bord de plissage forme naturellement des alvéoles alternées en quinconce haut/bas qui ressemblent à deux rangées d'alvéoles à miel d'une ruche.<br /> <br /> <br /> <br /> ¤ la photo : Le ruché du col de la chemise vers 1530 :<br /> <br /> il s'agit là d'un fonçage (probablement proche du maximum permis par le tissu) ; le fait <br /> <br /> que le " zigzag " noir du bourdon(?) soit presque parfaitement régulier est dû à la faible hauteur du volant.<br /> <br /> <br /> <br /> ¤ en 1555... il reste encore librement froncé : impropre ; c'est un plissé naturel (sans apprêt) en ruche (dans un tissus assez souple).<br /> <br /> <br /> <br /> ¤ la photo : fraise godronnée en 1558 : ne n'est pas une fraise godronnée ou alors le travail a été très mal fait ! <br /> <br /> <br /> <br /> Le fer à godronner est au départ un cylindre de fer plein (on lui donnera plus tard un manche en bois) qu'on met à chauffer "planté" dans "vase" (récipient plus haut que large) rempli au 2/3 de sable. Le propos étant au départ de repasser des fraises après lavage (opération impossible avec un fer plat). L'amidon est postérieur (sans doute de peu); probablement trouvé pour remédier à l'assouplissement du tissu après plusieurs lavages). Il permettra de rigidifier suffisamment des voiles ou de la dentelle pour en faire des fraises à godrons.<br /> <br /> Le travail de godronnage à chaud, fait sur cylindre, devait donc donner des godrons parfaitement identiques.<br /> <br /> Il est donc très improbable que le portait de 1558 affichant péniblement 2 godrons identiques sur 19 (à gauche) soit la résultante d'un travail à chaud. <br /> <br /> <br /> <br /> Cette fraise, très peu large, maintenue par le col dont elle ne dépasse que de 3 ou 4 cm, faite dans un tissu opaque et serré, brodé (donc rigidifié) de surcroit n'avait aucun besoin d'amidon pour arriver à ce résultat là.<br /> <br /> <br /> <br /> Bien cordialement.
Répondre
Le costume historique
Pages